Les panneaux solaires fleurissent sur le campus

 

Le parc solaire Romande Energie-EPFL continue de croître sur les toits du campus, et adopte des technologies de pointe. Désormais, ce sont près de 1300 mégawattheures qui seront produits chaque année.

La seconde étape des travaux est terminée. Les deux tiers du parc solaire Romande Energie-EPFL sont désormais déployés sur les toitures du campus. Avec une production estimée à près de 1300 mégawattheures par année, le parc comprend non seulement des installations classiques, mais aussi des technologies novatrices, comme par exemple une paroi solaire verticale, ainsi que trois toitures galbées couvertes de cellules flexibles. La troisième et dernière étape de construction commencera cet été.

Ce ne sont pas moins de 1600 mètres carrés de cellules solaires flexibles qui ont été installés sur les toits arrondis des trois bâtiments AA. Une véritable fierté pour l’Ecole. Produits en Suisse par Flexcell, ces panneaux souples et adaptables trouvent leur origine dans le laboratoire de photovoltaïque et couches minces électroniques de l’EPFL, dirigé par Christophe Ballif.

Les surfaces verticales font également leur apparition dans le monde du photovoltaïque. Sur les toits du bâtiment AI, Romande Energie et l’EPFL ont choisi d’habiller de cellules solaires la façade sud d’une longue gaine technique. La technologie est produite par l’allemand Schott. « C’est une magnifique démonstration d’intégration architecturale, explique Francis-Luc Perret, Vice-président, et les premières mesures de production sont très prometteuses, ce qui ouvre un nouvel axe de déploiement pour le photovoltaïque »

D’ici à la fin de l’année la troisième phase des travaux sera achevée, faisant du parc solaire Romande Energie-EPFL l’un des plus grands de Suisse. Conformément aux objectifs, il produira près de 2000 mégawattheures par année – pour une surface plus modeste que prévue. «Nous avions dimensionné le projet avec l’état de l’art de 2008, or le rendement par mètre carré a augmenté de manière spectaculaire», note Francis-Luc Perret. Un espace dédié à la recherche, aux tests de technologies solaires innovante et à l’information complètera l’offre d’ici l’automne